L'épuisement parental (ou burn out parental)

L’épuisement parental n’est pas proportionnel à la situation familiale. En d’autres termes, ce
n’est pas la charge objective (nombre d’enfants, obligations professionnelles etc.) qui va faire que
le ou les parents vont être épuisés mais :
- la façon dont ils se représentent leur rôle de « bons » parents (et comment ils vont tenter d’y
correspondre) ...... Lire la suite du texte 

Texte de Virginie Richard , Chargé de cours à l'Université de Rouen– 2020 Avril

Comment s’organise la « continuité pédagogique » en maternelle ?

Après quinze jours de confinement, des enseignants et parents racontent comment ils ont revu ensemble leurs priorités pour permettre aux plus petits de continuer les apprentissages.

Par Isabelle Maradan Publié le 31 mars 2020 

Lien vers Le monde de l'Education (lecture partielle sur le site du journal Le Monde, sauf abonnement)

Vive les vacances, on les a bien méritées ! 

Faut-il accorder des vacances aux enfants après ces quatre semaines de conditions d’apprentissage inédites ? 

Etrange question... Et pourquoi donc n’auraient-ils pas droit à une pause de deux semaines après six semaines de travail (dont quatre en confinement) ? 

Les enfants ont fait preuve d’une remarquable adaptabilité (c’est l’une des qualités des enfants) en cette période si particulière. Du jour au lendemain, ils ont vu leurs conditions de scolarité transformées et pas seulement du point de vue des méthodes de travail : plus de rencontres avec les copains et copines, toute la journée en famille. L’école est un lieu d’apprentissages, certes, mais aussi un lieu de socialisation et de sociabilité, où l’on peut côtoyer des enfants du même âge que soi (ce qui, à part pour les jumeaux, n’est pas le cas en famille) et avec qui il est agréable de se retrouver. 

Les enfants (et leurs parents) s’y sont mis : téléchargement des cours, devoirs, envois... Beaucoup de salles à manger ont pris l’allure de salles de classe ou de cybercafés. Les enfants ont appris, lu, compté, récité, écrit, découpé, collé. Parfois même ils ont dû expliquer la « consigne » du sujet à leurs parents ou ont découvert que les adultes ne sont pas forcément adroits « tu découpes comme ça à ton travail ???»... 

Les enfants ont beaucoup donné durant ces quatre semaines, cognitivement mais aussi psychiquement. Félicitons-les du travail accompli, valorisons ce qu’ils ont appris, reconnaissons- leur flexibilité et persévérance et accordons-leur une pause pour qu’ils se distraient et puissent reprendre ce parcours exigeant à partir du 27 avril. 

Ils devront continuer à travailler de cette façon jusqu’au 11 mai...                                       

Texte de Virginie Richard, Psychologue à l'EPE 76

Numéro d'appel gratuit

Soutien à la parentalité pendant le confinement

Un numéro vert (0 805 382 300) est là pour vous permettre d’être écouté par un professionnel de l’enfance, de la relation parent-enfant et des conflits intra-familiaux, pour partager angoisses et doutes, pour poser des questions ou exprimer ses difficultés du quotidien, pour soutenir votre accompagnement dans la scolarité de vos enfants et vous aider à vous protéger de la maltraitance et des violences.

Avoir quelqu'un au bout du fil … ça peut aider !

Parlons ensemble !    Lien vers le communiqué de presse

Comment vont les enfants ? 

Plusieurs sondages ont été réalisés pour évaluer la façon dont les adultes vivent le confinement. 

Et les enfants ? Comment le vivent-ils ? Pour les plus petits, le(s) parent(s) habituellement détenteur(s) des vérités et des conduites à tenir, s’est transformé en une personne qui ne sait plus toujours répondre aux questions, qui peut dire une chose puis son contraire dans la même journée (suivant en cela les informations et/ou les recommandations qui lui sont transmises), et qui ne sait même pas la date de rentrée des classes. Peut-être le 11 ou le 18 ou le 25 ou pas du tout et seulement s’il le souhaite... Les grands- parents, il ne faut pas les voir parce qu’ils sont fragiles et que les enfants pourraient les contaminer. Des parents qui ne peuvent plus toujours incarner une figure sécurisante (essentielle pour le jeune enfant), des enfants qui se perçoivent comme potentiellement toxiques pour leurs proches... Difficile... 

Les plus grands (les adolescents en particulier) vivent en apparence mieux cette métamorphose parentale. « Vous ne voulez pas que je retourne au collège (au lycée) ? !!! Pas avant septembre ????!!! ». « J’y vais si je veux ??? ». « Sèche les cours c’est pour ton bien ! » : qui aurait pu penser entendre un jour cela de ses parents ?... 

Mais derrière cette permissivité inédite, l’anxiété qui y préside est perceptible et les adolescents ne s’y trompent pas : pour que la scolarité ne soit plus LA priorité des parents, la situation doit être grave et ils doivent être vraiment très angoissés. Difficile, à un âge où la solidité parentale est si importante, de voir ses parents se fissurer... 

Comment vont les enfants ? Comme leurs parents... 

Texte de Virginie Richard, Psychologue à l'EPE 76

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